Résultats de la recherche "cinéma"
Nombre de résultats de la recherche : 49
- 100 techniques de montage vidéo ... ( Court métrages amateurs )
- Voila, j'ai vu ce bouquin à virgin "100 Techniques de pros pour le cinéma amateur" , le livre a l'air pas mal, il décrit pas mal de techniques de montages assez sympa.Y'en a qui le connaissent ici Créé le 2009-05-31 19:19:00
- Votre top cinéma intemporel ? ( Films cultes, rétros et classiques )
- Difficile pour moi de faire un top des films que je préfère tellement la liste est exhaustive et les oeuvres difficiles à être départagées. Bref, j'essaye de me lancer dans un top 10 tant bien que mal :(Les trois premiers sont sans conteste) :1- Avalon de Mamoru Oshii.2- Hana-Bi de Takeshi Kitano.3- Le Tombeau des lucioles d'Isao Takahata.(Les suivants sont vraiment Créé le 2009-05-15 10:32:00
- Plus belle la vie - Série ( Séries TV )
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Plus belle la vie - Série
Geoffrey Sauveaux (a quitté la série le 22 mai 2006) : Lucas Marci, fils de Blanche et François, étudiant dans une école de cinéma. Il part rejoindre son père à la Nouvelle-Orléans lors de la deuxième saison.* Dounia Coesens : Johanna Marci, fille Créé le 2009-01-18 17:13:00 - Une famille chinoise ( Sorties récentes )
- Non, je ne l'ai pas vu. En ce moment, j'ai un peu de mal à aller au cinéma. Je voulais voir Appaloosa, déjà, mais je crois l'avoir loupé. L'Echange aussi a l'air pas mal. Je ne sais pas, faut voir. Créé le 2008-11-19 09:05:00
- Avis James bond, Quantum Of Solace bof bof ( Sorties récentes )
- retomber dans des clichés bondiens, malgré des scènes spectaculaires qui décrochent la mâchoire. Je n'irai pas le voir au cinéma, j'étais prêt à faire le pas mais les critiques m'ont refroidi ! Je garde mon fric et je pense le dépenser dans Appaloosa Créé le 2008-11-05 13:13:00
- Crocodile Dundee 3 ( Films cultes, rétros et classiques )
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Crocodile Dundee 3
c'est un bon petit film comme on les aime :), je vous le conseilleCrocodile Dundee se retrouve en Amérique, dans un studio de cinéma, tandis que sa femme gère la maison de presse de son père récemment décédé ... tué dans une affaire louche ..Crocodile Créé le 2008-10-20 22:55:00 - Coluche décalé par une action en justice ? ( Sorties récentes )
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Coluche décalé par une action en justice ?
Propriétaire des droits d'auteur des sketches de Coluche et des titres originaux de ceux-ci via sa société Productions et Editions Paul Lederman, Paul Lederman juge que le sous-titre L'histoire d'un mec est une contrefaçon du titre d'un sketch de 1974, Histoire d'un mec sur le pont de l'Alma. Il réclame la suppression du sous-titre et demande 150 000 euros de dommages et intérêts.Reste Créé le 2008-10-12 10:58:00 - Bienvenue sur le Rézo Webnetters - Cinemona ! ( Sorties récentes )
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Bienvenue sur le Rézo Webnetters - Cinemona !
consiste à animer les nouveaux forums et à leur donner une nouvelle vie. Quelque soit votre sujet d'intérêt (manga, jeux vidéos, cinéma ou référencement), nous vous invitons donc à participer aux multiples conversations et à lancer de nouveaux débats sur les Créé le 2008-10-07 09:12:00 - Le Royaume interdit ( Sorties récentes )
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Le Royaume interdit
Fan de kung-fu et de cinéma hong-kongais, Jason Tripitika, 17 ans, rêve souvent du Roi Singe. Il découvre un jour, dans une boutique de Chinatown tenue Créé le 2008-09-17 10:20:00 - Le Parrain ( Films cultes, rétros et classiques )
- Prends le temps de le voir... C'est un chef d'oeuvre du cinéma, rien de moins. Créé le 2008-09-16 11:31:00
- Tigre et Dragon ( Films cultes, rétros et classiques )
- Je n'ai jamais accroché mais il est considéré comme l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma chinois selon la presse française. Créé le 2008-09-11 12:52:00
- Rentrée du cinéma ( Sorties récentes )
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Rentrée du cinéma
Le cinéma fait sa rentrée le dimanche 14 septembre et permettra pendant 3 jours aux aficionados du grand écran de profiter de tous les films à 3.50€ la place, pour toutes les séances dans tous les cinémas participant à l’opération.Organisée par la Fédération Nationale des Cinémas Français et BNP Paribas qui regroupe 5 300 salles de France, "la Rentrée" est la 3ème manifestation cinématographique de l’année, après "Le Printemps" en mars et "la Fête" en juin.Vous découvrirez les sorties de la rentrée Créé le 2008-09-11 10:26:00 - Cinéma multiplexe Pathé (Saran) ( Sorties récentes )
- Cinéma multiplexe Pathé (Saran 45770)13 septembre 2008, ouverture d'un multiplexe à Saran. 9 salles sont prévues d'une capacité de 150 à 450 places en gradins. Investissement de 7,5 millions d'euros. Quatre restos thématiques ouvriront en même temps (RC 08/02/2006)Projet de 7,7 millions d'euros. Créé le 2008-09-09 15:34:00
- Star Wars ( Films cultes, rétros et classiques )
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Star Wars
La Guerre des étoiles (titre original Star Wars) est une épopée cinématographique de science-fiction créée par George Lucas, considérée comme un élément phare du space opera. Créé le 2008-09-09 14:25:00 - Vidéo de feu : Spectacle du BurnCrewConcept ( Court métrages amateurs )
- Bon alors je sais, c'est pas du cinéma, mais bon, c'est de la bonne vidéo montée sous iMovie :DY'a pas mal de crachage de feu. J'espère que ça vous plaira !Afin Créé le 2007-06-07 12:16:00
- Pirates des caraibes 3 ( Sorties récentes )
- Je préfère attendre les films en Blu-Ray plutôt que d'aller au cinéma, maintenant... C'est tellement génial ! Créé le 2007-06-03 02:21:00
- Sortie de Spiderman 3 le 1er Mai ( Sorties récentes )
- Peter Parker a pu être avec MJ à la fin du second volet, il a donc tout pour être heureux.Mais la vie d'un Super Héros n'est jamais stable, il y a toujours des ennemis.Demain sort Spiderman 3, et il a l'air vraiment top au vu de la bande annonce, qui en révèle un peu trop à mon goût (peut-être pour attirer les spectateurs^^).Vous pouvez voir le synopsis complet (spoiler Créé le 2007-04-30 03:13:00
- Pandom Hunters Massacre ( Court métrages amateurs )
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Pandom Hunters Massacre
Dossus"Fascinant. C'est un tel amas de styles épars, de montages obscurs et de décisions esthétiques inscrutables, c'est un feu d'artifice cinématographique."Fabien Poré Créé le 2007-02-12 10:08:00 - Metal Gear Solid le film ( Sorties récentes )
- Les adaptations cinématographiques sont la plupart du temps assez décevantes quand elles reprennent un monde de jeu-vidéo. J'ai un peu peur de ce genre Créé le 2007-02-11 04:09:00
- Crazy Kung-fu ( Films cultes, rétros et classiques )
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Crazy Kung-fu
Kung-fu) a tout un univers humoristique qu'on ne peut pas cerner sans avoir une culture assez profonde de la Chine. Faut croire que le cinéma humoristique chinois est un peu plus profond que le cinéma comique habituel américain Créé le 2007-02-03 11:20:00 - Silent Hill ( Films cultes, rétros et classiques )
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Silent Hill
place de la scène du début, par exemple. Il est clair que les deux personnes avec qui j'étais n'ont rien compris à la sortie du cinéma, ni même sur l'accident et sur le résultat final. Il a fallu que j'explique correctement qui était qui et qui avait fait quoi, en y ajoutant les détails du jeu. La plupart des gens qui sont sortis du cinéma soupiraient et disaient des "boff"... Rien ne s'arrange, donc.Question image, je suis un peu coincé entre deux chaises. A mon sens, les images sans effets spéciaux sont exemplaires mais me donnaient parfois un peu trop le goût de Vidocq et des Rivières pourpres II, bien qu'il y ait une recherche de la perfection chez M. Gans. Quant aux effets spéciaux, je ne sais pas si c'était le fait que j'avais oublié mes lunettes ou quoi, mais je les trouve vraiment moyens. Parfois ils sont de très bonne facture et d'autres fois, ça ne casse pas la baraque... On a déjà vu mieux !Enfin, bref... A mon sens, M. Gans a pris une licence de JV qui avait donné un autre sens au survival horror et a raté son adaptation, trop bloqué dans son cinéma commercial, sûrement. Dommage car M. Gans était bien meilleur à l'époque de Crying Freeman qu'il avait su sympathiquement Créé le 2007-02-03 11:12:00 - Harry Potter ( Sorties récentes )
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Harry Potter
WeasleyEmma Watson - Hermione GrangerTom Felton - Drago MalefoyRobbie Coltrane - Rubeus HagridQue pensez vous de l'adaptation cinématographique?Je trouve le casting assez bon dans l'ensemble, les effets spéciaux aussi.Il y a eu 4 films :Harry Potter Créé le 2007-02-03 09:47:00 - Taxi 4 ( Sorties récentes )
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Taxi 4
trois était assez lamentable, quand même, et ils en ont quand même fait un quatrième.Je ne crois pas que j'irais le voir au cinéma (le 3 m'a suffit), je le verrai quand il passera à la TV au pire, mais c'est tout.Le casting est le même que les 3 premiers, Créé le 2007-02-03 09:40:00 - Pink Booda - Lauréat du festival "Cinéma à l'envers&quo ( Court métrages amateurs )
- festival "Cinéma à l'envers" qui s’est tenu à Lyon le jeudi 25 janvier 2007.Le projet du festival repose sur le concept de cinéma à l’envers, à savoir la réalisation d’affiches originales par des plasticiens sur la façade d’une salle de cinéma, dont scénaristes et réalisateurs s’inspireront pour imaginer leur film.C’est ainsi que l’équipe du festival est Créé le 2007-02-02 12:24:00
- 19 de Kazushi Watanabe ( Films cultes, rétros et classiques )
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19 de Kazushi Watanabe
jeunes mafieux qui roule à bord d'une voiture violée.19 est d’abord un exercice de style formel, très influencé par le cinéma de Jim Jarmusch (Stranger than Paradise). Avant de s’intéresser aux personnages, Watanabe tente de créer une ambiance semi-fantastique. Créé le 2007-02-02 10:47:00 - brice de nice ... une vrai m**de ( Films cultes, rétros et classiques )
- qu'avec ce film, on est tombés dans le ridicule. Mais aujourd'hui, en France, nous sommes tombés tellement bas dans la qualité du cinéma qu'il suffit de faire un gros navet pour vendre des millions de places ! Bref, je préférais encore les sketchs.. Créé le 2007-02-02 10:42:00
- Mamoru Oshii. ( Films cultes, rétros et classiques )
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Mamoru Oshii.
"Ce que nous demandons au cinéma, c’est ce que l’amour et la vie nous refusent : le mystère et le miracle"Robert DesnosAujourd’hui plus que jamais, il existe deux manières d’aimer le cinéma : on peut apprécier le septième art comme on raffole d’une friandise, dévorer, sans craindre l’indigestion des productions obèses, brûlantes et gorgées de sucre. Galéjade, défi technique ou chef-d’œuvre, le film est alors, indépendamment de ses qualités, réduit à l’état de produit, pris en sandwich entre deux tranches de publicités.On peut aussi adorer le cinéma pour s’éblouir d’un son, d’une image, d’un souvenir… Miroirs de l’âme de leurs créateurs, certains films incitent à réfléchir le septième art plus qu’il n’encourage à sa consommation. Pénétrer dans l’univers de ces longs métrages n’est pas sans danger car il faut accepter de s’y perdre. Avalon appartient à une catégorie de films rares et merveilleux : ceux qui osent défier le temps, les modes et les conventions. À l’heure panoptique d’Internet, de la téléphonie mobile et de la fusion des médias, Mamoru Oshii a inventé des images d’un réalisme « malfaisant », situées à la frontière entre prises de vue directes et animation, déchirées entre nos vieilles questions et celles que nous ne savons pas encore formuler. Son « Avalon » est un long métrage partant à la conquête des nouveaux mondes : virtuels et vidéos. Pourtant, il aurait aussi bien pu s’agir d’un fragment d’une œuvre d’Antonioni, un moment de pure méditation mêlée de divagations désabusées…Avalon n’est ni un film arrogant ni une bande tissée par un artiste fonctionnaire. Mamoru Oshii y recherche le vrai et le beau en sachant parfaitement que son film ne va pas engendrer de liesse populaire.Déjà usité par Wajda, Bergman ou Kubrick, ce pari pris offre à Oshii la liberté nécessaire pour mettre en scène un long métrage extraordinaire, où il est démontré que le cinéma est une pensée mise en forme tout autant qu’une forme qui permet de penser… La brochure que vous tenez dans vos mains a pour objet de prolonger cette idée, en accompagnant les esprits curieux et téméraires, désireux d’explorer les contrées mystérieuses d’Avalon. Nous espérons simplement que le lecteur saura excuser nos accents dithyrambiques, témoignages sincères de notre amour pour ce film. Face à la somme de courage et de passion investie dans Avalon par son auteur et ses interprètes, il aurait été peu pertinent de faire preuve, ici, de pudeur et de modération.« Quand j’étais enfant, mes parents se disputaient régulièrement. Mon père qui était au chômage allait voir beaucoup de films. Quant à ma mère, elle fuyait la maison avec mes frères et sœurs. Comme nous étions rapidement à cours d’argent, nous habitions dans les salles obscures.Je me nourrissais alors de bonbons et je m’extasiais devant les films, en me disant que le cinéma était le refuge de laissés-pour-compte ».Mamoru OshiiConnaître la vie d’un artiste est en général en élément prépondérant pour être en mesure de déchiffrer son œuvre. Dans le cas de Mamoru Oshii, il s’agit d’une absolue nécessité !Cinéaste sincère et discret, le réalisateur d’Avalon conçoit se films comme des labyrinthes narratifs, possédant de multiples entrées. Il invite le public à venir explorer ses œuvres mais refuse de lui en donner les clés qui lui permettraient de sortir indemne du périple. Pourtant, l’exégète sait qu’Oshii puise son inspiration à la source de ses expériences d’homme et de cinéphile. C’est donc là qu’il débutera ses analyses et qu’il ira rechercher les réponses à ses questions.Mamoru Oshii, cinéphile précoce.Mamoru Oshii est né au Japon, en août 1951. Aujourd’hui, il se souvient encore de ses premiers émois de spectateur qui remontent à l’époque où il usait ses fonds de culottes sur les bancs de l’école maternelle. Ce ne sont pourtant pas des films pour gosses que le jeune garçon dévorait. Il s’agissait principalement de drames, de Chambara (films de style « cape et épée »), de films de gangsters ou de western, spectacles divers choisis par son père pour échapper à la morosité d’une existence grise comme le ciel de Tokyo. Dès lors, fasciné par le pouvoir des images, Mamoru Oshii va régulièrement faire augmenter sa consommation de longs métrages, jusqu’à ce que celle-ci atteigne lors de son entrée à la faculté, plus d’un millier de films par ans (dont un tiers d’œuvres pornographiques, de l’aveu du réalisateur).A ce moment-là, Oshii a déjà vécu ses premières prises de conscience cinéphile et politique, à la suite d’une projection, en 1967, de la Lutte de Haneda, une plaidoirie insurrectionnelle qui inspira les mouvements nippons. Ce rapprochant de groupuscules révolutionnaires et vaguement terroristes, Oshii perd sa place au lycée et quitte sa famille. Il laisse alors ses fractures de l’âme se résorber pendant qu’il tourne en rond, parfois des journées entières sur la ligne de train de banlieue « Yamanote », rêvant de guerres civiles, de chimères nées de la science-fiction et de l’international de Francs-Rêveurs. Durant l’été 1969, ses parents enferment Mamoru dans un chalet du col de Daïbosatsu. Là-bas, ses blessures d’adolescent rebelle se referment pour dévoiler une cicatrice adulte, qui jamais ne disparaîtra…« Je me suis très tôt intéressé aux mouvements étudiants », se souvient Mamoru Oshii. « Je participais aux manifestations et aux assemblées de groupes revendiquant moins d’autoritarisme du gouvernement. Cette période a beaucoup compté pour moi, même s’il est vrai que de très bon élève au collège, je suis devenu un élément médiocre au lycée et à la faculté. Avec mes camarades, la seule chose qui nous intéressait était de trouver une autre voie de développement que celle qui consiste à utiliser l’individu comme carburant de la machine sociale, jusqu’à ce qu’il se fasse broyer par elle.A l’époque, nous habitions avec mes parents au rez-de-chaussée d’un grand immeuble. Comme il y avait de ma chambre une fenêtre donnant directement sur la rue, je fermais la porte à clé et je faisais souvent le mur ou semblant d’aller à l’école. Avec mes camarades, nous avions transformé ma chambre en bunker, nous y entreposions tous les documents et autres objets nécessaires à notre mouvement. La nuit, nous avions des réunions clandestines au cours desquelles nous refaisions le monde. Rapidement, les policiers sont venus à la maison. Ils ont prouvé à mes parents que j’appartenais à un groupuscule révolutionnaire. Mon père est aussitôt rentré dans une colère noire. J’ai peu à peu perdu ma place dans son cœur. Je me suis alors nourri des chimères nées de la science-fiction, en tournant en rond dans la ligne de train Yamanote, car rentrer à la maison devenait de plus en plus difficile. Comme je ne savais pas comment changer le monde, je désirais la guerre civile plutôt que la révolution. Les lycéens voulaient faire irruption dans le Ministère de l’Education Nationale. Je pense qu’on n’a pas le droit moral d’oublier la violence d’un enragement comme celui-là. Pourtant, aujourd’hui, les gens de ma génération, qui sont souvent en situation de diriger, semblent avoir fait table rase du passé. (Dans Avalon on peut considérer que le groupe des Wizards représente les insurgés des années soixante). Les notables qui assistent au concert final sont les mêmes personnes, embourgeoisées et résignées, quelques années plus tard – NDRL). L’être humain doit nécessairement évoluer. Mais, lorsque l’on désapprend, on régresse. Et, si l’on se spécialise trop, on meurt. Ne vous trompez pas, que l’on fasse un film se déroulant dans le futur ou le passé, on parle de toute façon du présent, croire le contraire est naïf. Futur et passé sont, au cinéma, perçus par le public comme de simples métaphores du présent. S’ils sont décrits comme étant sombres et cruels, c’est qu’en réalité le présent est ainsi. Chaque fois que je fais un film, le thème de la révolte est présent. Ce choix n’est pas délibéré, il se produit à mon insu. Les révolutions politiques, sociales, éthiques et techniques occupent une place prépondérante dans l’histoire récente du monde, qui ne s’est jamais développé aussi vite. Je ne parviens donc pas à occulter complètement ce sujet de mes films. Pour moi, « la police » représente toujours, de façon symbolique, une façon réactionnaire, d’inertie, tandis que « les terroristes » figurent les forces du changement. Mais il ne s’agit pas d’une représentation basique du bien et du mal. Quand j’étais au lycée, je rêvais à des mutations radicales de la société. Peut-être qu’au fond de moi je ne suis pas vraiment pacifiste ! »Entre chien et loup, un auteur sous influences.Subissant l’influence d’Andrzej Wajda, Jersy Kawalerowicz, Andrzej Munk et Ingmar Bergman, d’autres terroristes sociaux qui s’ignoraient, Mamoru Oshii va tourner en l’espace de cinq ans deux petits films amateurs en 8mm et trois autres en 16mm. Divagations mélancoliques et métaphysiques, ces métrages suivent le vol d’un pigeon ou le regard d’une jeune fille venant se perdre dans les eaux boueuses et polluées d’une mégalopole lacustre. « En ce temps-là, j’étais fasciné par le chef-d’œuvre de Chris Marker, la Jetée. Je voulais donc réaliser un film extrêmement soigné, un film beau à en faire peur ». Mais le manque de moyens, d’expérience et la propension d’Oshii à tomber amoureux de ses « actrices » l’amène à penser qu’il n’est pas apte pour embrasser la profession de cinéaste.« À cette époque, j’avais une très haute estime du cinéma », reconnaît Mamoru Oshii. « Bien que j’aie tourné deux petits films en 8mm, je ne rêvais que de longs métrages de 16mm. J’ai même acheté une caméra de 16mm sans avoir les moyens d’acquérir de la pellicule. Pendant deux ans, je l’ai transportée tous les jours à l’université, où je « tournais » sans bande pour enregistrer. Puis, avec mes dernières économies, j’ai pu acheter quelques pellicules. J’ai alors passé beaucoup de tant (sic) à essayer de donner vie aux arbres ou à la surface de l’eau… Comme j’étais obsédé par la perfection photographique, je cherchais toujours à améliorer cet aspect de mes films. J’ai donc pensé à un procédé que j’ai inventé et nommé la « lumière perméable ». J’ai ainsi photographié plusieurs scènes. J’ai fais développer les clichés sur du celluloïd, que j’enclavais entre deux parois de verre et que je « rétroéclairais » avec la lumière adéquate. Je me souviens également du tournage avec un pigeon censé hanter les nuits sans sommeil d’une fille rêvant que ce volatile se transformait en escadrille d’avions de chasse « F4 Phantom ». Contre l’avis de mon propriétaire, j’ai abrité l’oiseau chez moi. Dès le premier jour, l’appartement était couvert de fientes…A cette époque, les milieux du cinéma étaient fréquentés par des gens de gauches assez radicaux, je ne m’y sentais donc pas dépaysé. J’aimais notamment le cinéma polonais, tout particulièrement les œuvres du trio Wajda, Jersy Kawalerowicz et Andrzej Munk. Ingmar Bergman me fascinait également. La photographie de tous leurs films était splendide et les thèmes qu’ils abordaient étaient graves. Je trouvais cela important de profiter du septième art pour raconter plus qu’une simple histoire. Les œuvres de ces quatre maîtres m’ont plus influencé que le cinéma classique japonais. J’ai également vu beaucoup de films américains, tous les longs métrages avec effets spéciaux et trucages, mais très peu de films d’action et aucune comédie musicale ».En dernière année à l’université, comme il n’a toujours pas d’endroit où aller pendant les vacances d’été, Oshii demeure dans sa chambre d’étudiant, s’échinant dans de petits boulots et nourrissant une chienne errante. Coqueluche des étudiants durant l’année scolaire, la pauvre bête était, comme Oshii lui-même, abandonnée pendant la période estivale. En dépit de l’attention que Mamoru lui porte, l’animal décède lors d’un accouchement. Peu après, son diplôme des Beaux-Arts en poche, Oshii quitte la faculté pour s’essayer à un job de « disc-jockey multitâches ».« Quand je suis loin de mon chien, mon stress commence à grimper » raconte Mamoru Oshii. « Quoi que je fasse, mon basset artésien normand y est toujours associé. D’ailleurs, c’est le seul point négatif en Pologne. Il y avait plein de petits chiens mignons, mais aucun n’était aussi joli que le mien, resté au Japon… Plus sérieusement, dans Avalon le chien est un élément déterminant du scénario. C’est un personnage qui peut porter un regard extérieur sur le monde des hommes. Il est le mètre étalon auquel on peut se référer. La manière dont Hollywood utilise les animaux pour en faire des personnages quasi humains est, pour moi, inintéressante. C’est au contraire le contraste, la comparaison entre le chien et l’humain qui est intéressante. Parvenir à représenter un chien dans son intégrité de canidé est une gageure. Mais si l’on réussit à représenter fidèlement l’animalité, cela signifie que l’on peut exprimer toute la gamme des sentiments allant du bestial à l’humain. Reste ensuite à tenter de décrocher l’éventail d’émotions allant de l’humain au divin. Beaucoup trop de films se contentent de représenter des hommes. Pour moi c’est très insuffisant pour espérer pouvoir dévoiler la complexité du monde. Pour porter un jugement précis sur les choses, nous avons besoin de points de repère. Dans un film, c’est le devoir du cinéaste de les donner aux spectateurs. Par ailleurs, pour moi, le chien est le symbole de la réalité. Il vous attend lorsque vous rentrez chez vous. Il a besoin de vous dans le monde réel. Les gens qui ne veulent pas croire que quelqu’un puisse avoir besoin d’eux ne vivent pas dans la réalité. J’ai du mal à imaginer la vie sans mon chien. Si un jour le chien disparaît, ou ce qu’il représente, c’est que la réalité aura lâchée prise… On me demande souvent pourquoi dans Avalon il y a un chien sur l’affiche annonçant le concert. L’affiche est en deux dimensions. Or, dans le film, les éléments en deux dimensions représentent le virtuel. Mais le chien est-il réel ou non ? Quand Ash tend la main pour toucher le chien sur l’affiche, elle ne parvient pas à atteindre le véritable chien. Le chien qui est le fondement de sa réalité existe toujours, mais de « l’autre côté » de l’endroit où elle se trouve, en dehors de sa réalité… »Expériences en sérieEntre 1975 et 1976, Oshii conçoit donc plusieurs émissions radiophoniques, apprenant de force et en « live » l’art du montage et du découpage. Mais, comme ces conditions de travail ne sont satisfaisantes, ni sur le plan artistique ni sur le plan économique, il démissionne et, après brièvement collaboré avec une agence de publicité, il entame une courte période de chômage au moment où son pays est au sommet de sa prospérité. Puis, un jour, il aperçoit une affichette sur un poteau électrique : il peut y lire que la Tatsunoko, grand studio d’animation, recrute. Mamoru décide donc de poser sa candidature. Sans expérience professionnelle ni affinité particulière à ce média, il choisit de mentir à son futur employeur et triomphe des tests d’embauche.La carrière dans l’animation d’Oshii débute donc « tardivement », et par hasard, en 1978, lorsqu’il participe benoîtement à l’élaboration de la série Ippatsu Kita Kun. Mais, comme il apparaît que le jeune trublion possède de vraies aptitudes dans l’art de la confection des storyboards, il lui est rapidement permis (notamment à cause d’une carence d’effectif) de fourbir ses armes en tant que réalisateur sur la série Kenta et à l’occasion d’un show très populaire au Japon et en France : la Bataille des planètes. Malheureusement, par manque de modestie et de conviction, il laisse échapper la réalisation du long métrage de Lupin : le Château de Gagliostro, dont la mise en scène échoit à Hayao Miyazaki (Princesse Mononoke). Possédant déjà quinze ans de métier, Miyazaki profita de l’aubaine pour enfin déployer l’envergure de son talent sur grand écran.Mamoru Oshii doit encore patienter et s’aguerrir. Il quitte donc la Tatsunoko pour rejoindre le studio Pierrot, la fameuse société spécialisée dans l’adaptation des grandes œuvres de la littérature romanesque et enfantine sur petit écran.Premiers longs métrages d’animationSous le haut patronage de Hisayuki Toriumi (que Mamoru Oshii considère comme son mentor) et de son futur alter ego, Kazunori Ito (scénariste d’Avalon), Oshii parvient à dompter l’art de la mise en scène lors de la fabrication de la série les Aventures de Nils Olgerson. Dès lors, il sait comment inscrire sur le cahier des charges la puissance de ses délires et de ses convictions. De plus, même si le jeune homme versatile n’a pas oublié sa passion pour le cinéma de prises de vues réelles, il ne peut plus se désengager du média animé. En effet, perdant d’importantes sommes d’argent en jouant au mah-jong contre ses collègues, il est tenu de beaucoup travailler pour payer ses dettes.En 1982, Oshii doit réaliser les Mystérieuses cités d’or. Mais, le studio Pierrot déserte subitement le projet pour le remplacer par la série fleuve Lamu. Oshii met en scène plusieurs épisodes du serial ainsi que le premier film qui en est inspiré. Lamu : Only You marque un tournant décisif dans sa carrière. A cette occasion, Oshii abandonne définitivement le fenestron pour vivre pleinement une histoire d’amour / haine avec l’industrie nippone des arts. Lors de la conception du second film issu de la série Beautiful Dreamer, il s’affranchit totalement de l’œuvre originale (un manga de Rumiko Takahashi) pour affirmer sa conception unique du cinéma d’animation, donnant naissance à un film à la limite de l’allégorie philosophique. Mais, au Japon, son parti pris audacieux reste incompris. Ironie du sort, Harold Ramis réalise en 1993 un Jour sans fin. Toutes les figures majeures de Beautiful Dreamer, composantes oniriques exceptées, s’y retrouvent, et le film américain se mue en succès planétaire… Quant à Oshii, il devient indépendant un 1984, dans l’indifférence la plus générale.OAV, chômage et indépendanceCette même année, en 1984, Oshii choisit de révéler au monde son génie visionnaire. Il réalise Dallos, un dessin animé conçu spécialement pour la vente en vidéo. Il s’agit de la première OAV du monde (Original Animation for Video, c’est-à-dire un produit réservé uniquement à a diffusion sous forme de vidéo, LD ou DVD) ! Depuis, tous les concepts filmiques possédant un fort concept commercial ont adopté l’idée d’Oshii. De X-files en passant par les dessins animés de Disney, serials « live » et films animés possèdent désormais de manière presque systématique des séquelles inédites sous forme d’OAV.Fort de ce premier succès personnel et commercial, l’artisan anarchiste explose enfin la carapace forgée par le mercenaire cathodique. L’Oeuf de l’ange, créé en 1984 avec la collaboration du peintre Yoshitaka Amano, est un rêve fossile, une exégèse biblique, une métaphore divine et cruelle échappant à tous les stéréotypes. Elle annonce l’avenir du cinéma d’Oshii : évocateur, esthétiquement engagé et photographiquement parfait. Dans la foulée, Oshii profite de sa liberté nouvellement acquise pour tourner son premier film « live » professionnel, Lunettes Rouges, qui est doté d’un budget dérisoire de moins d’un million de dollars. Il s’aperçoit, à cette occasion, qu’il n’a pas encore réglé son Oedipe cinéphile et que ses années de labeur dans l’univers de l’animation ont un peu détraqué sa perception de l’espace et du mouvement.Les œuvres éminemment réflexives, l’Oeuf de l’ange et Lunettes Rouges, prirent le contre-pied des attentes du public. Oshii perdit donc la confiance des producteurs. S’ensuivit alors une période de chômage technique qui dura presque deux ans. Oshii en profita pour méditer sur ses « erreurs » et se moquer du système qui tentait de l’exclure avec Twilight Q/2, un fragment de pellicule déchiré (sic) entre l’univers des Monthy Python et celui de l’Oeuf de l’ange.Headgear et la consécrationPuis, Kasunori Ito offre à son ami Mamoru l’opportunité de collaborer à la création des OAV et des films Patlabor. Se forme alors l’ossature de leur team. Connu (sic) sous le nom de Headgear, il est composé (sic) de Oshii (sic), Ito (scénariste), Kenji Kawai (compositeur), Kazuchika Kise (designer) et Hiromasa Ogura (directeur artistique). D’emblée, Oshii ne souhaite pas utiliser Patlabor pour faire amende honorable et encore moins un pas sur le chemin de la rédemption. Au contraire, pour imposer sa vision de l’œuvre du mangaka Masami Yuki, il combat violemment la nomenclature des studios ainsi que certains membres de son équipe. Finalement, il refuse de porter à l’écran un show de robots au profit de thrillers mettant en exergue les politiques du vide et de l’absence. Malgré un financement inférieur à 1,5 million d’euros (sic), Patlabor, le film contribua, comme Akira et les Ailes d’Honneamise avant lui, a repoussé les limites techniques et narratives du cinéma d’animation. Une nouvelle mythologie se créa, à laquelle Oshii mit volontairement fin dans Patlabor II, the movie, un autre thriller de politique-fiction époustouflant qui permit enfin à son auteur d’entrer au panthéon des grands maîtres du cinéma.Parallèlement à cette épopée, armé de sa seule volonté et de budgets avoisinant le néant, Oshii continue de développer Créé le 2007-01-18 04:35:00 - the Heraldic freedom ( Court métrages amateurs )
- Y'a moyen de faire passer ce topic dans cinéma, Destru ? Il va bientôt renaître. Créé le 2007-01-09 12:22:00
- Casino Royale: le James Bond nouveau est arrivé! ( Sorties récentes )
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Casino Royale: le James Bond nouveau est arrivé!
des James Bond adapté du premier roman écrit par Ian Fleming et qui raconte la genèse de l'agent secret le plus célèbre du cinéma.Mais c'est surtout pour voir en scène Daniel Craig, le premier blond (victoire aux nous!!!) à interpéter le buveur de vodka-martini Créé le 2006-11-26 11:36:00 - "La Vie de Jean-Michel" le film évênement! ( Court métrages amateurs )
- ne serait-ce que du niveau potable de l’amateur. C’est avec ce genre de tentative qu’on comprend si oui ou non on aime le cinéma –la création- et qu’on souhaite continuer à en faire mais cette fois-ci d’une façon sérieuse (et ce même si le message Créé le 2006-10-26 01:08:00
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